Mémoire fin d'études - le blog de lucile - étude quantitative

Pour mémoire… De fin d’études

La première fois qu’on a prononcé son nom en ma présence, c’était en septembre. Je me souviens ne pas avoir tout de suite saisi l’ampleur du danger. Face aux mines déconfites de mes camarades de classe et à leurs vaines tentatives de négociation, je restais dubitative. Ça avait l’air grave, je le sentais bien… Mais j’étais bien loin d’imaginer à quel point.

 «  Mais pourquoi ils s’inquiètent tous comme ça, un mémoire c’est juste une longue dissertation non ? ». Spoiler alert : Non. Non. Non.

Quand je repense à la personne frêle et innocente que j’étais il y a encore quelques mois, je ne peux m’empêcher de laisser échapper un rire narquois.

 pour mémoire de fin d'études
Moi arpentant l’autoroute de la connaissance
  1. Le choix du sujet

A l’époque vous êtes encore naïf, voire même un peu bête pour être francs. Vous pensez pouvoir faire un mémoire génial. (haha) Apporter votre pierre au vaste édifice de la recherche universitaire. (hahaha) Vous rêvez secrètement d’être publié ailleurs que sur votre blog perso. (hahahaha)

Vous voulez faire les choses bien. Très bien. Peut-être un peu trop bien. Alors vous choisissez un sujet qui vous passionne, sans réfléchir aux difficultés potentielles qu’il pourrait vous poser. Et puis pour faciliter encore un peu la chose vous choisissez le prof le plus exigent que vous connaissiez comme directeur de mémoire.

On fait les choses bien ou on ne les fait pas.

wirting my sweet mémoire -le blog de lucile

  1. La recherche d’informations

Votre école vous a conseillé d’aller faire un tour sur les banques de données de l’école. Ça va, c’est un moteur de recherche, vous devriez pouvoir vous en sortir. Et puis vous vous souvenez : « C’est l’école qui m’a conseillé de passer par ce site. Ça ne peut pas être aussi simple ». C’est le 150e mot clef que vous tapez et toujours rien. Jamais recherche ne vous a parue aussi longue et fastidieuse. Pour corser un peu plus la partie, tous les articles que vous trouvez sont en anglais. En plus, ils ne collent pas parfaitement à votre sujet ce qui a le don de vous agacer.

Woman vs Mémoire, round 1

Mais à ce stade de votre parcours du combattant, vous êtes encore motivés. Alors vous vous accrochez. Des générations entières d’étudiants ont réussi l’épreuve du mémoire. La légende raconte même que certains n’avaient pas Internet et tapaient sur des machines à écrire. DES MACHINES A ECRIRE. Pas de raison que vous ne vous en sortiez pas. Histoire d’optimiser vos chances de réussite, vous avez même investi dans une petite pile de bouquins sur le sujet pour pouvoir lire un peu avant de dormir, ou dans les transports en commun, ou encore à la moindre pause de votre journée.

  1. La prise de conscience

Depuis janvier, vous vivez plus ou moins tranquilles, et soyons honnêtes, un peu dans le déni aussi. Vous avez trouvé trois articles de recherche qu’il va vous falloir traduire, et vos quatre bouquins commencent à prendre la poussière, mais bon juillet, c’est dans six mois. Ca va. On est larges. Il y a le temps. Ce n’est pas comme si on avait une étude quantitative à faire.

Sauf qu’un jour, allez savoir pourquoi, accès de folie sans doute, vous vous mettez à compter le nombre de semaines qui vous séparent de la date du rendu final…  WAIT Comment ça on est en avril ? Pour finir dans les temps, il faudrait vraiment se bouger. Problème. Il y a le stage, qui pompe une bonne partie de votre temps, de votre énergie, et sans doute un peu de votre intellect aussi. Et un stage, ça n’est pas comme un cours nul d’ingénierie d’affaires : ça ne se sèche pas. Vous attendez le week-end en vous promettant d’avancer le plus efficacement possible.

  1. La phobie de la page blanche

Samedi matin, 9h30. Vous vous êtes réveillés tôt parce qu’aujourd’hui, il faut vraiment s’y mettre. Allez. Courage. Ecrire. Effacer. Ecrire n’importe quoi. Effacer. Ecrire autre chose. Effacer encore. Effacer. Toujours. Devant la sacrosainte page blanche, vous contemplez la grandeur de votre échec. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’est pas la productivité qui vous étouffe. Encore une aprèm de perdue. Pour rien. C’est rageant.

Productivity level : max - le blog de lucile

  1. Le saut dans le grand bain

Et puis un jour, il y a le déclic. Sans doute la panique de voir le temps défiler à toute vitesse devant une feuille d’une blancheur immaculée. Sans doute le stress de voir les camarades de classe en parler encore et toujours sur le groupe Facebook dédié. Ou encore la culpabilité qui vous ronge. Ou peut-être l’intervention divine que vous attendiez depuis maintenant 4 mois. En fait, vous ne savez pas. Mais vous avez trouvé la technique qui vous fait avancer. Rien de bien transcendant, pour l’instant vous avez gratté deux pages, mais c’est suffisant pour vous rassurer.

  1. L’appel à l’aide

Une fois lancés dans la rédaction de votre mémoire, vous commencez à vous souvenir que vous avez une étude à mener. Vous avez retenu la leçon et ne voulez pas perdre plus de temps. Mieux vaut attaquer cette partie-là tout de suite. Pas dans deux mois. Pas dans deux semaines. TOUT DE SUITE, avant que votre motivation ne disparaisse aussi rapidement qu’une place en terrasse par une après-midi estivale.

soleil terrasse après midi le blog de lucile

Amis lecteurs, c’est à vous de jouer ! Aidez la pauvre étudiante que je suis à avancer sur son mémoire en répondant à cette fantastique enquête ! Promis c’est l’histoire de 5 minutes. Et même que si vous voulez, je vous ferai une petite dédicace dans la partie remerciements de mon chef d’œuvre.

Cœur sur vous,
Lucile

6 thoughts on “Pour mémoire… De fin d’études

    1. Merci Koppa d’avoir apporté ta pierre à l’édifice de la recherche universitaire (et de contribuer à me faire valider du premier coup… Enfin on espère 😉 )

  1. Ce ne sont pas des bons souvenirs que tu me rappelles là 🙂 C’est une sacré épreuve ça!
    Du coup je en pouvais que répondre à ton questionnaire 😉
    Allez, courage!
    Des bisous

    1. Haha oui, j’ai l’impression que le mémoire, ça a été LE passage obligé pour pas mal d’entre nous !
      Merci pour ton aide Laurie c’est super gentil 🙂

  2. Je me reconnais tellement dans ton article étant donné que c’est exactement ce que je suis en train de vivre ! J’ai le mémoire à rendre avant le 10 juin et la soutenance début juillet. J’ai eu ce fameux déclic fin février je crois haha.

    J’ai répondu à ton questionnaire. 🙂
    Bon courage ! Bisous

    1. Haha on est donc dans la même galère ! Moi c’est pour début juillet, soutenance en septembre (ça va pour la soutenance il y a le temps ! )
      En tous cas, bon courage Jennifer ! On va y arriver ! 🙂
      Et merci pour ton aide, bisous <3

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