Canada – Jour 7 : …Won’t you come back no more ?

Aujourd’hui, retour à Toronto – en train, comme au jour 4 – pour passer nos derniers jours de voyage dans la ville qui nous a accueillies alors que nous n’étions encore que de jeunes oisillons découvrant le Canada.
Le trajet ayant duré une heure de plus que prévu, on a eu bien le temps de réfléchir à la nature de la digression numéro 2 qui vous sera proposée aujourd’hui : la sécurité (sujet funky, bonjour).

À Toronto, on a souvent croisé de drôles d’énergumènes. Des gens ayant souvent trop bu ou fumé, ou allez savoir. Ça n’était pas une grande partie de plaisir à gérer, mais étant plutôt en centre ville, dans des rues animées, avec la possibilité de s’intégrer à des masses de personnes allant et venant dans des rues fréquentées, nous n’avons pas eu plus de problèmes qu’à Paris.

À Niagara en quittant les lieux touristiques, on a assez vite compris qu’il vallait mieux ne pas rester dans des rues trop vides si on ne voulait pas se retrouver à devoir éviter des conversations pas très safes avec des gens ayant vraisemblablement trop bu.

C’est à Montréal qu’on a fait la plus mauvaise rencontre ; et c’est d’ailleurs celle-là qui nous a incité à écrire ce billet. Le fait qu’elle ait eu lieu au pied de notre Airbnb n’a pas aidé à ce que l’on se sente dans un climat de sécurité optimal. Notre mésaventure s’est bien finie, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que si on n’avait pas été deux filles, on aurait eu moins de problèmes ; et j’aimerais tellement que ça change…

Je ne sais pas si c’est réellement moins safe au Canada qu’en France. Je me dis que les gens étant naturellement plus friendly et tactiles qu’à Paris, le danger est forcément plus perceptible. Vous remarquerez forcément la personne qui vous touche trois fois l’épaule droite (sérieusement ? ) pour poser une question à laquelle quelqu’un a déjà donné la réponse. Vous verrez forcément cette personne un peu trop chaleureuse qui tient absolument à vous dire bonjour et qui court vers vous sur une route destinées aux voitures (oui, oui.). Alors forcément, l’impression que nous a laissé le Canada sur ce plan là n’est, je dois l’avouer, pas terrible.

Pour ma part, je pense que ça ne m’empêchera pas de revenir, j’ai encore plein de choses à voir dans ce pays ! Mais je garderai quand même toutes ces informations bien au chaud dans un coin de ma tête pour mon prochain périple.

Céline a un point de vue un peu différent du mien sur la question, et pour une Poufsouffle qui est capable de payer 100$ pour des Vans qu’elle n’a pas choisi à sa taille après les avoir essayé, je dois avouer que je trouve son analyse plutôt pertinente.


Rebonjourrrr c’est encore moi,

Alors déjà, je n’ai pas trop apprécié qu’on étale l’histoire de mes vans sur une plateforme publique aussi fréquentée que celle-ci (je rigole Lulu, je rigole)

Et comme je n’ai pas envie que vous ne m’aimiez pas alors que je n’en suis qu’à mon deuxième article de toute ma vie, je tiens à préciser que l’analyse qui suit est purement basée sur un ressenti et sur mes connaissances personnelles (et ouais les gars) et n’est donc pas le produit d’une recherche approfondie et documentée.

Pour moi ce qu’on a pu vivre au Canada, c’est-à-dire la rencontre de gens chelous (drogués extravertis, bourrés extravertis, extravertis extravertis et consorts), cache un problème sociétal plus large et propre à l’Amérique du Nord (des fois je dis des trucs qui ont l’air intelligents, mais en vrai je sais pas). J’ai l’impression que la contrepartie de l’american dream, du mythe du self made man et plus généralement de la mentalité libérale font qu’effectivement il y a de très belles histoires qu’on nous raconte un peu partout et qu’on médiatise à tout va ; mais le revers de la médaille c’est que quand on pousse le « je me suis fait tout seul » à l’extrême, ça fait que des gens perdent le contrôle de leur vie et se réfugient dans ce qu’ils trouvent (et après moi j’me fais attaquer par un mec dans un trip bizarre et ma sœur gueule « What are you doing » avec son accent snob de british qu’on entend à 10km à 18h en plein Montréal)

Bref, je cherche toujours où je vais pouvoir faire mon Erasmus l’année prochaine du coup. Si vous avez des idées, j’attends vos com’s.

 

Coeur sur vous,
Lucile & Céline

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