Canada – Jour 4 : Hit the Road

Nous voilà donc parties pour cinq heures de train, assises à contre sens avec une borne wifi dont la performance ferait presque concurrence à ma box RED qui m’a refusé toute connexion pendant 3 jours (l’horreur absolue, heureusement les dieux de la 4G m’ont soutenue pendant cette épreuve difficile).

Alors il faut bien trouver de quoi s’occuper. Après avoir joué à devine ce que je vois, je me suis souvenue que les anciens disent que “Manger, ça occupe.” N’ayant rien de mieux à vous proposer en ce jour de route pour Montréal, j’ai décidé de mettre à contribution l’estomac sur pattes qui me sert de sœur pour cette digression qui vous donnera grand faim… ou vous coupera l’appétit. C’est selon.

Bye bye l’appart de Toronto, hello Montréal !

Un des moments les plus intéressants de nos voyages se déroule le premier soir. Quand on meurt de faim et qu’on est trop fatiguées pour un resto. C’est presque un accord tacite entre nous : le premier soir, c’est à l’appart, chaleureusement entourées de tout élément comestible de la supérette d’à côté susceptible de nous avoir fait de l’oeil. Sauf que le premier soir, on a vite déchanté. Dire qu’il n’y avait rien serait un peu expéditif. Disons que chacun des produits qui auraient pu nous faire envie commettait ce que nous qualifierons de food faux-pas. Exit les cookies à l’huile de palme. Exit les matières grasses hydrogénées. Exit les chips aux additifs suspects. Au bout d’une demi-heure, on a du se rendre à l’évidence : ce soir, ça serait la joie d’un riz sauce tomate. Et demain, on trouverait un spot organic-friendly.

Le-dit spot

 

Le lendemain, entrées dans le urban Fresh le plus proche avec la ferme intention d’en découdre, on a vite compris que le porte-monnaie ne sortirait pas indemne de cette expérience. Alors on a raqué. J’admets tout à fait être responsable d’une partie de la note un peu salée. À 6 dollars la Ben&Jerry’s vegan (“Mais j’ai jamais goûté !”), et à 6 dollars le beurre d’amandes (“Mais tout le monde dit que c’est bon, même toi tu vas aimer !” [Spoiler : elle n’a pas aimé]), mes pulsions sont responsables d’un tiers du budget dépensé ce soir là. En même temps,  j’ai aimablement partagé la B&J, et elle non plus avec son bacon, elle n’a pas aidé.

L’objet du vice…qui valait largement le coup

(…)

Petit update suite à nos quelques jours à Montréal. Globalement nos impressions au niveau nourriture sont assez semblables à ce qu’on a remarqué à Toronto. Ceci dit, il a quand même été plus simple de se nourrir correctement chez nos amis francophones. Les rayons healthy étaient quand même plus fournis, et les produits à la compo correcte plus nombreux.

Côté resto, mon coup de cœur du séjour revient au Vego de la fameuse rue Saint Denis de Montréal. Le concept est simple : deux étages. Un classique à l’entrée avec du prêt à emporter, et un second étage à mon sens beaucoup plus intéressante puisqu’il propose un buffet végé/vegan-friendly et vous laisse la possibilité de goûter absolument tous les trucs bizarres que vous n’osez jamais tester de peur de ne pas aimer (au hasard : le seitan).

 

Voilà pour le chapitre à peu près healthy. Pour le chapitre fat & décadence, je vous laisse avec l’experte.

 

Bonjourrrr

Céline, 20 ans, experte en nourriture depuis 1997. Après avoir mangé sans broncher du riz au petit déj (pas besoin de broncher, ta tête parlait pour toi) parce que “c’est neutre en goût”, j’ai décidé de reprendre les choses en main. Koh Lanta ça va bien 5 minutes hein.

 

#BolDeRiz #JoieDeVivre

 

N’étant pas grande consommatrice de viande habituellement, j’ai décidé de faire quelques écarts pour le bien de cet article – sinon vous auriez droit à un article de type “pourquoi le faux mage Canadien est-il meilleur que le français ?”, ce qui n’a aucun intérêt, mais si vous voulez en savoir plus vous pouvez laisser un com’ et Lucile se fera un plaisir d’écrire un article là-dessus (ben voyons).

De mon côté j’ai commencé par le bacon. Petite parenthèse en passant, elle m’a demandé si je ne préférais pas du “bacon végétal”, mais j’ai dit non, faut pas abuser non plus. Devant moi, un étalage entier de marques en tout genre avec des étiquettes censées vous rassurer mais qui ont presque eu l’effet inverse sur moi (“no GMO”, “no hormons” “no [insérer un truc dégueulasse]”. Super en voilà une bonne nouvelle!). Après avoir fait mon choix j’ai pu le déguster sous le regard bienveillant (mais pas très envieux) de ma grande sœur. Verdict : bah c’est pas comme le bacon en France, mais c’est pas truc de ouf non plus.

Moi perdue dans la jungle des étiquettes

J’ai ensuite enchaîné avec un petit  Wendy’s des familles histoire d’avoir ma dose de fat nord-américaine. Je résumerais cette expérience en un mot : excès. Alors oui les frites et le burger sont bons, mais on sent bien qu’il n’y a qu’un fleuve qui nous sépare des États-Unis (ah oui, j’ai oublié de préciser : j’ai eu le plaisir de déguster tout ça à Niagara).

Trop de sel dans les frites, trop de spices dans le “chicken spicy“, une machine excessivement sophistiquée où vous aurez besoin de prendre 5 grosses minutes – et des glaçons dans la figure – pour un choix de boissons bien trop conséquent. Je déconseille par ailleurs le Coca Vanille qui a un goût plus que chimique, à moins bien-sûr que vous ayez besoin d’éradiquer une mauvaise herbe de votre jardin auquel cas c’est un excellent choix (je lui avais tellement dit de ne pas prendre vanille).

La machine qui m’a attaquée

En une phrase, une expérience qui mérite d’être vécue mais que je ne réitérerai pas tout de suite pour cause de gras bien trop présent dans mon petit corps frêle.

Si vous avez un jour l’occasion de passer par le Canada, je vous conseille de prévoir un budget conséquent pour la nourriture parce qu’au bout d’une semaine de tests en tout genre, je vous assure que votre corps réclame de la nourriture « saine » et que celle-ci reste relativement chère.  Par contre, si vous aimez le gras et que vous n’êtes pas un grand lecteur d’étiquettes, welcome to paradise.
Cœur sur vous,

Lucile & Céline

 

One Reply to “Canada – Jour 4 : Hit the Road”

  1. […] pas encore une couche, sur le Vego où on a déjeuné ce midi là parce que je l’ai déjà fait ici, mais je crois que ça faisait longtemps que je n’avais pas eu l’impression de m’être […]

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