Canada – Jour 3 : Demain, dès l’Aube

La veille au soir, décision fut prise de dormir les stores ouverts. On n’a pas tous les jours la chance de voir le crépuscule tomber sur pareils paysages.
On n’a pas tous les jours la chance de voir l’aube les effleurer de sa lumière. Et pourtant, ce matin là, à 5h40, on l’a eue. La fatigue de la veille et le coucher à même pas 22h nous aura permis de mettre en story Snapchat ces moments rares où la ville commence à se réveiller.

Ça n’est pas à Toronto que nous passerons la journée aujourd’hui. Direction : les Niagara Falls. Intention : en prendre plein la vue.
Une quarantaine de minutes de marche et 2h30 de bus plus tard, nous voici arrivées devant une ville qui côtoie une nature aujourd’hui hospitalière et dont on devine le passé sauvage, plus confidentiel.
Le long de la plus belle promenade du dimanche après midi dans le monde (dixit Churchill), les yeux rivés sur les deux chutes emblématiques de Niagara, on ne peut s’empêcher de constater l’universalité des paysages qui nous attirent, nous et des bonnes centaines d’autres touristes.

En quelques mètres, l’impression de passer d’une chaleur écrasante à un froid fidèle à ce que l’on peut s’imaginer du Canada dès lors que l’on s’approche des cascades. Partout, des points de vue fabuleux. Des chutes qui se laissent contempler et qui arrêtent le temps par leur fracas majestueux.

 

C’était trop simple d’arriver jusqu’ici. On partagera la sensation d’une claque esthétique qu’on n’aurait presque l’impression de ne pas avoir méritée (mais qu’on prendra volontiers quand même, ne vous méprenez pas) tant le chemin était agréable et facile d’accès.

 

 

 

À côté de ces journées de découvertes, il y a les premiers rituels qui commencent à se dessiner : jouer à “Find the Raptor” en se baladant dans les rues et en croisant des locaux qui soutiennent l’équipe de baseball locale, prendre un café au Starbucks, en reverser toujours une goutte ou deux par mégarde et tenir à la main un reste de gobelet qu’on n’arrive pas à terminer, scruter le feu rouge plutôt que le bonhomme blanc avant de décider si l’on traverse ou non, flâner dans les rues sans trop douter de sa capacité à retrouver le Airbnb dans lequel on loge…
À peine a-t-on eu le temps de trouver ses marques qu’il est temps de refaire ses valises pour la destination du lendemain.

Coeur sur vous,
Lucile

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