Canada – Jour 2 : Salad Bowl

D’un côté, il y a le calme des quais, les bateaux apaisés typiques des eaux de bord de lac où la notion de danger semble ne pas exister. Le long de la promenade, le Soleil du matin réchauffe un corps encore engourdi par un réveil à 6h. Comme pour ajouter un soupçon d’animation, on pourra observer des joggeurs en quête de performance, quelques promeneurs et leurs fidèles compagnons à quatre pattes.

Tournez la tête, décidez-vous à passer sur le trottoir d’en face. L’effervescence, à côté des voitures qui fusent à toute allure, les piétons au pas pressé. Les noms de boîtes bien connues suspendues au 57e étage d’une tour trop haute pour être regardée de près. On ne dit pas de Toronto qu’elle est le centre économique du Canada pour rien. A l’ombre des buildings, où les affaires semblent devenir sérieuses sur les coups de 9h, la chaleur du Soleil semble avoir disparu.

Toronto ne serait pas ce qu’elle est sans ce que l’on ne voit pas au premier coup d’œil. Une ville cosmopolite qui rappelle le fameux “salad bowl” qu’enseignent les profs d’histoire-géo à des lycéens espérant décrocher le bac. Une ville où China Town côtoie Little Italy ; et à quelques rues déjà, l’impression d’être à Camden Town en se baladant dans le Kensington Market et dans les jardins, halls amphis et salles de cours de l’Université de Toronto.

Récente, la ville l’est très certainement. Yonge Dundas Square – la place du plus grand centre commercial – à la jonction entre l’image que l’on peut se faire de Time Square et le souvenir intact de Picadilly, ne fera que confirmer cette impression. Pourtant, clairsemés dans la ville, on pourra tomber sur une église, un marché, quelques édifices qui semblent sortis des siècles passés.

Derrière ses aspects d’enfant du XXIe, Toronto est une ville toute en contraste. Pour commencer à la comprendre, rien ne vaut mieux que de s’y perdre…

Cœur sur vous,
Lucile

 

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