Canada  – Jour 1 : Le jour le plus long

C’est de loin le jour le plus long de l’année. Voyager dans l’espace, c’est aussi voyager au gré du décalage horaire qui vous sépare de votre destination. Et voilà comment vous parvenez en l’espace de deux heures à faire un trajet qui en compte huit.

Heureusement, je suis bien accompagnée sur le trajet et tout le long de ce séjour. Ma petite sœur fait partie du voyage ; mon ordinateur, son appareil photo et Uku (prononcer “Youkou”), son ukulélé aussi. Air Canada a mis notre disposition une bonne cinquantaine de films à visionner, et nous a proposé des repas végé / végan pour ne pas que l’on meure de faim pendant ces 8 heures. Tout ira bien.

La première chose que l’on remarque du Canada, ce sont ces grands espaces. Vu du ciel, de grandes bandes rectilignes croisent orthogonalement des bandes plus fines. L’espace se revendique clairement de construction humaine, comme si se tenait sous nos yeux une illusion déjà bien désuète d’une quelconque suprématie de l’homme sur la nature.

Ma première impression de Toronto est à l’image de ce que j’ai vu dans le ciel : une grandeur Nord américaine caractéristique , et en même temps, l’impression d’une âme anonyme perdue dans l’immensité de l’espace qui l’incarne.

 

De Toronto, je n’ai vu pour l’instant qu’une gare à la hauteur sous plafond inouïe et quelques rues ombragées par de grands gratte-ciels. J’ai vu le Soleil, et une ribambelle de gens en T-shirt passer devant ma grosse parka kaki à doublure bordeaux.

Il est 21h33, heure de Toronto au moment où j’écris ces quelques lignes, mais je sens bien que ce soir, je ne pourrai pas gagner cette bataille. Le manque de sommeil dans l’avion et le décalage horaire commencent à avoir raison de moi. D’ailleurs, je n’ai plus l’inspiration pour écrire quoi que ce soit d’autre. Au 27e étage d’un immeuble en comptant 50, il est temps de retrouver les bras de Morphée devant une vue à couper le souffle.

 

Coeur sur vous,
Lucile

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