Midi Quinze, Cerise.

initialement publié le 19 juillet 2016

Parler de tout et de rien, comme si c’était un jour comme les autres. Un mojito. Des conversations qui s’enchaînent, dont on finit par perdre le fil. Quelques snaps et photos souvenirs. Deux mojitos. Des jeux à la con qu’on ne peut faire que devant un verre. Une carte pleine de petits mots, une de celles qu’on refuse délibérément de lire avec attention parce qu’il est hors de question de craquer, de montrer ses faiblesses. Je ne lâcherai rien. Trois mojitos. Des minutes qui filent comme des secondes. Un coup de fil, signe qu’il faut rentrer.Un grand tour de table des au-revoir. Celui qui aurait pu faire couler liner, anticernes et mascara. Mais je ne lâcherai rien.

Un train. Un train qui ne vient pas, qui ne veut pas venir peut-être. Un train qui s’arrête 10 minutes à chaque station que dieu fait. Un train qui me laisse le temps de réaliser que je pue la clope, moi qui ne fume pas, et que décidément, trois ans d’école n’ont pas suffi à améliorer ma résistance à trois pauvres verres. Un sac. Mon sac. Un bordel sans nom, qu’il va pourtant falloir ranger. La carte, retrouvée entre un porte monnaie et un vieux cahier. Une lecture à tête reposée qui rappelle bien des souvenirs… Un instant de faiblesse. Encore. Mais non, je ne lâcherai rien. Je me le suis promis.  Alors ce réflexe. Ecrire. Ecrire encore. Ecrire toujours. Ce qui me passe par la tête. N’importe quoi.

Ils ont été mes compagnons de galère, mes partners in crime comme on dit.  Ils m’ont vue stresser, me marrer pour des trucs idiots, flipper pour des erreurs dont tout le monde se fout. Ils m’ont vue satisfaite, déçue, investie, motivée, ou non. Ils m’ont vu au top. Ils m’ont vu au plus bas. Je ne sais pas si je leur ai déjà dit à quel point ils avaient compté pour moi ces 188 derniers jours. Mais j’espère qu’ils l’ont vu.

J’étais venue pour apprendre, pour prendre ce que je pouvais et pour finalement partir sans me retourner. Ça devait être une relation sans attache, c’est ce qu’ont toujours stipulé les termes du contrat. Je repars avec des souvenirs de pauses déj ou café, de conversations classées confidentielles, de délires étranges sortis de nulle part. Je repars en laissant une team comme on en fait si peu. Je repars nostalgique déjà, du temps où l’on montait sans gêne, aucune, nos plateaux repas sur la terrasse du premier étage.

La team, si je n’avais qu’une chose à vous dire, ce serait celle-ci :
Cœur sur vous.
Lucile

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