Trois trucs dont je suis fière, mais que je n’ai jamais l’occasion de raconter

initialement publié le 7 mars 2016

On a tous un petit truc dont on est particulièrement fiers : la cicatrice qu’on s’est fait après avoir fait 35 kilomètres de randonnée en pente, l’autographe de Céline Dion qu’on a obtenu en allant à un de ces concerts et qui trône fièrement dans nos toilettes (la personne concernée se reconnaitra peut-être), la fringue qu’on a customisée nous même et qui nous « va super bien », la victoire aux compétitions de l’AS Volley quand on était en 3e … Et pourtant même si toutes ces petites choses sont super cool , on n’a jamais vraiment l’occasion d’en parler. Il est temps de remédier à cette situation. Alors, je commence, et je compte sur vous pour m’emboîter le pas en commentaires !

J’ai battu le record du nombre de sauts à la corde de mon école primaire

Je m’en souviens comme si c’était hier, et pourtant, j’étais en CM2. Les modes se faisaient et se défaisaient en moins de temps qu’il n’en fallait pour convaincre ses parents que, oui le yoyo en plastoc hypermoche était indispensable à notre intégration à école et conditionnerait notre réussite sociale. C’était la récré, et une fille de la classe d’à côté avait mis au courant tous les CM2 qui voulaient l’entendre qu’elle avait réussi à faire 300 sauts de suite sans s’arrêter. Comprendre ici : elle avait explosé le record de l’école. Prise d’un élan de jalousie maladif, je décidai que j’allais lui pulvériser son record. « 300 c’est rien du tout c’trop facile » « Ben t’as qu’à faire pareil alors ! »

Il suffisait de demander. Une récré plus tard, déterminée comme jamais, j’enchainais 515 sauts (oui 515 précisément, c’est vous dire combien ça m’a marquée) et m’offrais le luxe de m’arrêter non pas parce que j’avais raté un saut mais parce que j’étais un peu fatiguée.

A la fin de la récré, la nouvelle avait fait le tour des CM2, et j’étais devenue la détentrice officielle du record de l’école. C’était la journée de la gloire, les gens venaient de toute part me demander si c’était vrai. Et moi, je répondais oui en me sentant vraiment trop cool. Bon le lendemain, on était passé à la mode des yoyos dont je vous parlais quelques lignes plus haut, donc tout le monde avait oublié. Mais même 12 ans après, je reste fière de moi.

J’ai tenu 2:05 en apnée

Warning : Avant de vous laisser lire la suite, je tiens à préciser que cette idée était particulièrement bête et risquée. -> Ne pas reproduire chez vous !

Vacances de mes 16 ans, avec les cousins. Comme d’hab quand on se retrouve la petite sœur et les deux lyonnais, ma créativité est sans bornes. Quand je pense à tout ce que j’ai pu leur faire faire pendant toutes ces années, je me dis qu’il y a moyen d’écrire un roman : comédies musicales, spectacles aquatiques, concerts privés, cuisine à la sauvage… Sur le moment c’était marrant. Maintenant quand j’y repense, je me dis qu’on a dû battre des records de foutage de honte à certains « spectacles de Noël » notamment.

Enfin, cette fois ci, point question de Noël puisque c’étaient les vacances d’été. Pour faire original, j’avais décidé de faire de nous des petits champions d’apnée. On s’entrainait tous les après-midis dans la piscine de l’hôtel, chacun à notre tour. Au début on ne tenait pas tellement plus que 30 secondes. Et puis au bout de quelques jours, on a fini par passer le cap de la minute. Puis celui de la minute 30 Et puis ma sœur a été la première à passer celui des deux minutes. Ma sœur, ce petit machin de 3 ans et demi de moins que moi.

Non mais oh, et le respect pour ses aînés merde ! A coup de « si elle peut le faire, moi aussi je peux le faire », je me suis auto-persuadée que ça ne devait pas être si compliqué finalement. Alors, mon tour venu, la rage en bandoulière, j’ai tenu cinq petites secondes de plus. L’honneur était sauf, le record battu, ma place d’aînée encore une fois légitimée. On l’avait échappé belle.

Une fois, j’ai eu la moyenne en maths

Bon, ça si vous avez l’occasion, vous pouvez le reproduire chez vous, c’est pas trop risqué

C’est cela, riez, malheureux. Ceux qui n’ont pas fait une prépa dans laquelle les maths conditionnent votre réussite aux concours, tout en étant nuls en maths, ne peuvent pas imaginer l’horreur que ça peut être au quotidien. Un quotidien pavé de « fiches exos » infaisables, et qu’il fallait pourtant avoir fait d’un mardi sur l’autre. De démonstrations de cours trop longues pour être retenues et qu’il fallait pourtant retenir si on voulait avoir une chance d’obtenir la moyenne en khôlle de maths. De tableaux plein de chiffres à recopier, mais que quand tu t’appelles Lucile c’est impossible de pas se mélanger dans les lignes, donc tu recopies mal et à la fin tu comprends rien et tu pleures.

Bref, vous l’aurez compris ici, les maths et moi en prépa ça ne matchait pas. Sauf une fois. Le miracle s’est produit au concours blanc numéro 3 de première année. A vrai dire, je ne me souviens de rien à part du fait que c’était un sujet de probabilités, et que mon brouillon était tout plein de schémas et dessins hideux au lieu d’être plein de calculs comme celui des autres. Et surtout, je me souviens que j’ai eu 12. 12 !!! En concours blanc les gars ! J’étais 3e ex æquo, là où d’habitude j’étais 3e, mais plutôt en partant de la fin. Comme quoi sur un malentendu, ça peut marcher.

Et vous, quels sont les trucs dont vous êtes fiers et que vous n’avez jamais (assez) l’occasion de raconter ?
Coeur sur vous,
Lucile

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