Réflexions de vacances

initialement publié le 20 décembre 2015

Décidément, les semaines se suivent et ne ressemblent pas. Je commençais à profiter de la vie tranquillement, j’avais mon stage, commandé tous mes cadeaux de Noël, et des chouettes vacances qui s’annonçaient. Plus de tracas autres que « Est-ce que je vais à l’apéro de Vendredi organisé par les copines ? ». Bref, j’ai bien cru que ma vie allait suivre son cours paisible pour les 6 prochains mois.

Voilà maintenant un semestre qu’on m’apprend l’Art du pipeautage à l’école. Et même si ça peut faire sourire, je vous assure qu’il n’est pas donné à tout le monde de passer en présentation… sans savoir de quelle manière on va la finir parce qu’on a totalement occulté une partie du sujet si importante qu’on sait qu’il va falloir improviser un truc dans le feu de l’action pour limiter la casse.

Pipeauter, c’est aussi faire d’une idée banale l’idée du siècle. Et on l’a compris très vite : tout est dans la formulation. Ca tombe bien, j’adore jouer avec les mots. Il y a quelques jours, une de nos profs nous a posé un petit exercice qui consistait à donner les missions d’une école de commerce. Notre sens de l’auto-dérision toujours au rendez-vous sur ce type d’exercice, on a décidé que la mission d’une bonne école c’était de nous « apprendre à pipeauter ». Evidemment, si on avait donné cette réponse-là à la prof, vous vous doutez bien qu’elle n’aurait pas été satisfaite. Alors on a rusé, et la mission de l’école de commerce précédemment citée est devenue « Apprendre à communiquer, délivrer, et optimiser la transmission d’un message de manière efficace ». Le pipeautage dans toute sa splendeur quoi.

Mais depuis quelques temps, alors que je commençais à me reposer sur ma compétence fraîchement acquise, ça ne suffit plus. Il y a les défis qu’organisent les entreprises pour nous professionnaliser et qui demandent un certain sens de l’organisation et un vrai travail de fond. Il y a ces dossiers de plusieurs dizaines de pages qui attendaient tapis dans l’ombre qu’arrivent les vacances de Noël pour qu’on commence à les prendre au sérieux : je pense au module de finance notamment que seuls 40% de chanceux parviennent à valider du premier coup, ou encore au devoir de négociation dont je ne suis même pas certaine d’avoir compris la consigne. Il y a ces petites missions ponctuelles qu’on n’avait pas prévu de faire mais qu’on accepte parce qu’on se dit qu’elles nous apporteront peut-être quelque chose. A cela vient s’ajouter le mémoire de fin d’études qu’il va falloir rendre à la fin du mois de juin. «  Tu as le temps » me direz-vous. Oui, mais écrire un bon mémoire, il parait que ça ne s’improvise pas. Et avec le stage, ça va demander une organisation du tonnerre. J’envisageais de passer le permis, mais je crois que ça sera pour dans quelques mois encore…

Mais ce qui remet mon petit monde en question depuis quelques jours, c’est cette maudite course de Noël faite sur Asos et qui a maintenant 10 jours de retard sur la date de livraison prévue. Et ça pire que tout le reste, ça m’énerve. Et ça me donne pas du tout envie de publier ma wishlist High-Tech, car non, je ne vous inciterai pas à consommer alors que je suis en rogne contre les chaines de distribution.

Voilà donc pourquoi en lieu et place d’un article, c’est aujourd’hui un billet d’humeur que vous lisez…
Cœur sur vous tous (sauf sur ASOS),
Lucile

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