La recherche de stage, cette galère sans nom

initialement publié le 9 septembre 2015

Il y a quelques mois, je répondais avec beaucoup de patience à l’article de Madame Figaro sur le stagiaire roi.

Aujourd’hui, je reviens vous parler d’une des étapes clefs de la survie du stagiaire. A force, je me demande si je ne vais pas finir par créer une rubrique « vis ma vie de stagiaire » dans le menu en haut du blog.

Mais commençons par le commencement. C’était un sombre lundi du mois de Septembre. Réveillée par une soudaine prise de conscience, je décidais qu’il était temps que je démarre ma recherche de stage. Non pas que j’en ai eu réellement envie, ne vous méprenez pas. Mais si je ne commençais pas, le stress allait finir par me gâcher mes derniers jours de vacances.
Alors j’ai pris mon courage à deux mains, et depuis, je continue de postuler.

Je crois qu’en fait dans la recherche de stage, on passe tous par les mêmes phases.

#1 La flemme :

Oh ça va, je suis large, j’ai encore 1 an / 6 mois / 3 mois/ 1 mois et demi / Deux jours (bon, là il faudrait quand même penser à passer à la phase 2 ). Je commencerai ma recherche de stage demain.

#2 La prise de conscience :

Oh mon dieu, j’ai encore rien fait ! Imagine tous les bons stages sont pris ! Imagine j’ai rien ! Imagine…

#3 Le trop plein d’exigence :

Non mais un stage de compta dans une entreprise qui produit des levures ce n’est pas sexy. Ah celui-là à l’air intéressant… Wait. Pourquoi ont-ils besoin de trois contrats de stage si je fais 6 mois… Attends, ils ne PAYENT PAS ?! 9 HEURES PAR JOUR ET ILS NE PAYENT PAS ?!
Et moi pendant 6 mois je me loge dans une tente et je me nourris d’amour et d’eau fraiche c’est ça ?

#4 L’élan de folie :

Bon ça suffit. C’est le 1er/2ème / 3ème / 4ème / 5ème /6ème/à plus de 6, vous avez tout mon respect/ stage de ma vie, et c’est de loin le plus important. Il faut que je trouve un stage génial. Allons postuler sur le site de Google/ Apple/ l’ONU/ la NASA / Autre organisme qui vous fait rêver/

#5 Le retour au calme :

« Justifiant d’au moins 5 ans d’expérience, vous parlez couramment Russe et chinois » … « J’ai fait un stage d’une semaine en pharmacie en 3ème, et je parle couramment Français, ça compte ? »

#6 La panique :

C’est pas possible, je ne vais jamais trouver de stage ! Pas de stage, pas de validation de stage. Pas de validation de stage, pas de validation de M2. Pas de validation de M2, pas de diplôme. Pas de palaisdiplôme… Pas de diplôme. J’aurais dû commencer mes recherches plus tôt…

#7 Le retour au raisonnable :

Bon finalement, il n’était pas si mal ce stage dans les levures. En plus, quand on y réfléchit bien, c’est cool les levures.

#8 La rédaction de la lettre de démotivation :

 

Madame Monsieur,

S’il vous plait, donnez-moi ce poste. J’ai commencé ma recherche de stage bien trop tard pour trouver mieux et puis en plus J’ai une passion pour les levures chimiques et boulangères depuis l’âge de 10 ans. De plus, je suis très motivée car vous payez bien pas comme ces gros radins qui proposent des stages de 9 heures par jour pour 0 euro.

Veuillez agréer mes plus sincères salutations,

Cœur sur vous,

Lucile

Ces étapes vous disent quelque chose ? Vous aussi vous êtes en pleine recherche ? J’organise une grande ronde demain, 16 heures. Venez donc invoquer les esprits du stage pour trouver celui de vos rêves ! Et si ça ne marche pas, on mangera des cookies pour se consoler.

Bonne recherches aux principaux concernés,
Allez, moi j’y retourne,

Cœur sur vous,
Lucile

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